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 Piqûres de vives

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Dumè
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MessageSujet: Piqûres de vives   Mer 6 Mai - 15:29

Piqûres de vives : attitude à adopter

La piqûre de vive :

Les vives sont des poissons couramment rencontrés sur les rivages des mers tempérées. La vive s'enfouit dans le sable en ne laissant dépasser que ses épines dorsales munies de glandes à venin. Le promeneur qui marche dessus ressent alors une douleur intense qui peut entraîner une perte de connaissance. L'endroit piqué saigne, le membre brule et la sensation de brulure s'étend, un œdème peut apparaître.

Que faut-il faire face à une piqûre de vive? (mais aussi de rascasse ou de raie)

Allonger le sujet et surélever le membre touché pour diminuer la diffusion du venin. Nettoyer rapidement la lésion sans frotter. Le venin est thermolabile (détruit par la chaleur), il faut donc approcher une source de chaleur (cigarette, allume-cigare, eau chaude à 40°) pendant 5 à 10 minutes (20 min pour l'eau chaude). Désinfecter ensuite avec un antiseptique et couvrir avec un pansement. Éviter la baignade pendant les 6 heures qui suivent. Pour éviter tout risque de réaction allergique, surveiller le sujet pendant 24h, la survenue de malaise ou vertige conduira obligatoirement chez le médecin.

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Dumè
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MessageSujet: Re: Piqûres de vives   Mer 6 Mai - 15:34

Les raies armées

Sont regroupées sous cette appellation plusieurs familles de raies pourvues sur leur appendice caudal d’un ou deux aiguillons venimeux. L’espèce la plus connue est certainement la raie pastenague (Dasyatis pastinaca). L’appareil venimeux, de forme cylindro-conique allongée, est constitué d’un dard effilé, nanti sur les côtés de deux rangées de denticules rétrogrades, de deux appareils glandulaires logés dans deux gouttières latérales, et recouvert par une enveloppe tégumentaire. L’orientation des dentelures permet facilement la pénétration de l’aiguillon dans les chairs de la victime, mais s’oppose à son retrait, à la façon d’un harpon qui dilacère alors les tissus. Le venin est injecté passivement lors de la pénétration du dard qu’il imprègne, et activement, par les muscles de la queue de l’animal qui font pression sur l’appareil glandulaire. Les accidents sont susceptibles d’intéresser essentiellement les chasseurs sous-marins, lors de la capture de l’animal. A noter que l’aiguillon reste dangereux plusieurs heures après la mort de celui-ci. Le venin a des propriétés hémolytiques, neurotoxiques et une toxicité cardio-vasculaire. Il est thermolabile.

Les lésions observées dépendent tout d’abord de facteurs mécaniques : taille du dard et siège de la blessure. Chez certaines espèces, l’aiguillon peut atteindre 30 à 35 cm de long. Les plaies sont volontiers profondes, anfractueuses. Les perforations abdominales ou thoraciques sont de pronostic redoutable. L’aiguillon peut être présent dans la plaie, ou du moins sa membrane tégumentaire.

L’effet du venin se fait sentir immédiatement : la douleur est d’emblée extrêmement vive, et croît rapidement, irradiant à toute la région concernée, atteignant son paroxysme à la deuxième heure, puis cédant progressivement la place à un engourdissement ponctué d’élancements très violents. Autour de la blessure s’installe un œdème inflammatoire sur lequel apparaissent parfois des phlyctènes sérohématiques. Un malaise est constant, accompagné d’anxiété, et allant de la lipothymie à la syncope . Peuvent apparaître un choc, voire un collapsus cardio-vasculaire, une hémolyse, une détresse respiratoire, des spasmes musculaires, des paralysies, des convulsions. La cicatrisation de la blessure est par ailleurs généralement très lente, émaillée de surinfections parfois sévères (ostéites)

Les poissons-pierres (Synancées)

Les poissons-pierres (Synancéia verrucosa, S. horrida, S. nana, S. trachinis), réputés pour leurs exceptionnelles facultés de camouflage, sont considérés comme les poissons les plus venimeux de la planète, et peuvent être à l’origine d’accidents mortels. Leur appareil venimeux est constitué de treize épines dorsales, dont les trois premières s’orientent verticalement, chacune raccordée à une glande à venin, l’expulsion de celui-ci se faisant activement, lors de la pénétration de l’épine dans les chairs de la victime.

La gravité de l’accident sera fonction de la dose de venin injectée, elle-même dépendante de la taille de la synancée incriminée, du nombre et de la profondeur des piqûres, ainsi que du poids du sujet et du délai de prise en charge de celui-ci. Le venin est sensible à la chaleur, mais des températures élevées (52°C pendant trente minutes) sont nécessaires pour le détruire. Il possède différentes fractions, dont une hyaluronidase, un facteur létal inducteur d’œdème appelé stonustoxine (possédant des propriétés hémolytiques in vitro), et un peptide responsable de sa neurotoxicité. Il est également doué d’une toxicité cardio-vasculaire.

La douleur est atroce, atteignant rapidement tout le membre, pouvant conduire à la syncope et durer de quelques heures à quelques jours. Un important oedème, avec marbrures ou cyanose, gagne la région atteinte, une nécrose apparaissant secondairement aux points d’injection. Une hyperesthésie cutanée peut s’observer, ainsi qu’une paralysie complète du membre blessé. Un malaise est pratiquement constant, avec angoisse, nausées, vomissements, sueurs, parfois convulsions, auxquels peuvent s’ajouter un choc et une détresse respiratoire. Le décès est exceptionnel, aucun cas n’ayant été décrit dans l’Océan Indien à notre connaissance. Localement, l’évolution peut se faire vers une nécrose assez étendue. L’infection est fréquente.

Les ptéroïs

De nombreuses espèces de ptérois fréquentent les eaux de l’Océan Indien. Peu farouches, ils se laissent facilement approcher, exposant ainsi le plongeur au risque de contact vulnérant.
Leur appareil venimeux est composé de 13 épines dorsales, 2 pelviennes, 3 anales, chacune reliée à une glande à venin dépourvue de réservoir. Les nageoires pectorales ne sont pas venimeuses. Les épines, longues et fines, occasionnent des piqûres souvent multiples mais peu profondes. La quantité de venin injectée (passivement) est généralement faible.

La douleur survient rapidement et dure plusieurs heures, très intense, à type de brûlure s’étendant au membre blessé, cependant qu’apparaît un œdème inflammatoire qui peut persister plusieurs jours. Une nécrose, généralement peu étendue, peut apparaître secondairement aux points d’injection. Les manifestations générales sont inconstantes : anxiété, malaise, asthénie intense, vertiges, nausées, beaucoup plus rarement choc, défaillance respiratoire. Le décès est exceptionnel (aucun cas décrit dans l’Océan Indien)



Les rascasses (et autres Scorpaenae)

Les rascasses ont en commun avec les synancées leurs facultés de camouflage. Certaines espèces (Scorpaenopsis gibbosa) partagent également leur habitat. Les scorpènes sont équipés de 12 épines dorsales, 1 pelvienne, 3 anales, susceptibles d’inoculer un venin dont les propriétés sont analogues à celui des ptérois.

Les poissons-chats (Siluriformes).

Plusieurs espèces peuvent être en cause, dont le poisson-chat rayé (Plotosus linéatus).

En dépit de leur apparence inoffensive (les juvéniles évoluent en bancs prenant volontiers la configuration caractéristique d’une boule), les plotoses sont dotés d’un appareil venimeux redoutable, constitué de trois épines disposées en triangle, devant la nageoire dorsale et les pectorales, reliées à des glandes à venin. Les épines, tranchantes, ont une denture rétrograde rappelant (à une moindre échelle) celle des aiguillons de raies.
La piqûre est extrêmement douloureuse, et s’accompagne d’un important oedème. Le point d’injection évolue secondairement vers la nécrose. Un choc peut s’observer, le décès étant exceptionnel.

Les poissons-crapauds (Batrachoididae)

Certaines espèces sont dotées de 2 épines dorsales et 4 operculaires garnies de glandes à venin. Leurs moeurs et leur aptitude au camouflage rappellent celles du poisson-pierre. Leur piqûre expose à des effets comparables à celle des poissons-chats, mais la plaie guérit plus facilement.

Les poissons-lapins (Siganidae)

Assez proches des Acanthuridae, les poissons-lapins sont appréciés des chasseurs sous-marins pour la finesse de leur chair. Leur appareil vulnérant comprend 13 épines dorsales, 7 anales, 4 pelviennes, porteuses de glandes à venin. La piqûre est très douloureuse, mais le plus souvent bénigne.

Les chirurgiens ( Acanthuridae, sous famille des Acanthurinae)

L’appareil vulnérant de ces poissons est constitué de deux épines acérées, tranchantes et érectiles, situées de part et d’autre du pédoncule caudal. Au repos, repliées, elles baignent dans un mucus toxique. Elles se dressent, côté tranchant vers l’avant, lorsque l’animal se sent menacé. La blessure, qui survient essentiellement lors de la capture de l’animal en chasse sous-marine, prend l’aspect d’une plaie plus ou moins large et profonde, présentant les caractéristiques d’une envenimation : douleur disproportionnée à la taille de la lésion, importante réaction inflammatoire, quelquefois nausées. A noter par ailleurs la possibilité, lorsqu’il s’agit de gros spécimens, de lésions délabrantes (sections tendineuses, plaies de nerfs ou de vaisseaux).

Divers

La liste des poissons porteurs d’épines venimeuses est loin d’être close. Citons encore:

- certains Carangidae, dont Scomberoides commersonanius, et S. lysan.

- Les requins épineux, ou aiguillats (Squalus acanthias et autres)

- Les chimères, ou poissons-rats (Chimeridae)

- Les uranoscopes (Uranoscopus duvali et autres)- etc

Il est par ailleurs à noter que la piqûre par les épines de nombreux poissons totalement dépourvus d’appareil venimeux expose, au moins localement, à des effets assez comparables à ceux d’une envenimation mineure : douleur au point d’injection disproportionnée par rapport à la taille de la lésion et pouvant irradier à distance, réaction inflammatoire même en l’absence de surinfection. Il semble permis de supposer que le mucus qui recouvre la peau de ces animaux a des propriétés faiblement toxiques (poissons-soldats, licornes…).

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MessageSujet: Re: Piqûres de vives   Mer 6 Mai - 15:35

ASPECTS THERAPEUTIQUES

Un certain nombre de mesures de premiers soins peuvent être appliquées indifféremment quel que soit le poisson incriminé. Certains types d’accidents relèvent en revanche d’une prise en charge plus spécifique. Notons toutefois qu’il n’existe sur ce chapitre que très peu d’attitudes réellement
consensuelles et qu’un certain nombre d’entre elles apparaissent insuffisamment validées.

Nettoyage de la plaie

Le nettoyage de la plaie, dans un premier temps à l’eau de mer, puis à
l’aide d’une solution antiseptique est toujours impératif. Il sera accompagné si possible de l’extraction d’éventuels fragments d’épines.
Les blessures par dards de raies armées méritent une mention particulière : si l’aiguillon est fiché dans la plaie, son extractionavec les moyens du bord pourra être tentée prudemment, afin de limiter l’envenimation. Toutefois, eu égard à la conformation du corps étranger, les risques de dilacération des tissus lors de manœuvres intempestives ne semblent pas négligeables et sont à mettre en balance avec le bénéfice attendu. Si l’aiguillon n’est pas présent, un examen attentif de la blessure recherchera la gaine venimeuse entourant celui-ci, sous forme d’une membrane noirâtre adhérente aux bords de la plaie, et dont l’extraction - peu périlleuse - est par contre tout à fait recommandée.

Utilisation d’une source de chaleur

Les venins des poissons cités étant tous considérés thermolabiles, une
exposition du membre blessé à la chaleur est proposée par la plupart des auteurs quelle que soit l’espèce en cause, selon deux méthodes :

Immersion de la région atteinte dans de l’eau aussi chaude que possible, sans dépasser 40°C (seuls les points d’appui de la plante des pieds peuvent supporter des températures plus élevées, jusqu’à 50°C. En revanche, un contact de trois secondes avec une eau à 60°C suffit à occasionner une brûlure au troisième degré. A noter qu’il existe par ailleurs des facteurs de sensibilité individuelle, et une particulière fragilité de la peau des enfants de moins de deux ans). La température de l’eau sera impérativement testée par la personne qui aura préparé le bain, la victime étant généralement hors d’état d’en faire une évaluation cohérente.

- Exposition de l’orifice de piqûre à l’extrémité incandescente d’une cigarette, maintenue à environ 5 à 10 millimètres de la peau. Cette exposition sera de préférence discontinue, afin de diminuer les risques de brûlure, la cigarette étant éloignée parl’opérateur dès que le patient signale une sensation de cuisson, puis rapprochée dès que celle-ci s’estompe selon un mouvement de va-et-vient déterminé par l’appréciation de la victime.

Le choix de l’une ou l’autre méthode dépendra des moyens disponibles et du type d’envenimation. L’immersion dans l’eau chaude pourra être préférée en cas de blessure par aiguillon de raie ; la cigarette semble donner de bons résultats sur les piqûres de ptéroïs. Dans le cas du poisson-pierre, les hautes températures nécessaires à l’inactivation du venin semblent limiter l’intérêt de l’immersion dans l’eau chaude, cependant largement utilisée. Les piqûres peu nombreuses et peu profondes nous semblent plus facilement accessibles à la technique de la cigarette. La mise en œuvre de ces manœuvres ne devra pas au demeurant retarder l’hospitalisation. A noter qu’une équipe du Pacifique Sud utilise, contre toute attente, l’application de glace sur les lésions. Il semble s’agir d’une attitude empirique, destinée selon ses promoteurs à minimiser la diffusion du venin dans l’organisme, et créditée d’un effet antalgique. L’effet potentiellement délétère de la vasoconstriction sur les lésions locales n’est pas évalué.

· Pose d’un garrot veineux.


Cette manœuvre est actuellement très controversée et semble en passe de tomber en désuétude. Elle est encore proposée par certains auteurs pour les envenimations par raies armées, à condition que la pose soit
correctement effectuée (perception parfaite des pouls d’aval) et que le garrot ne soit pas laissé en place plus d’un quart d’heure. Toutefois, les bénéfices attendus nous paraissent insuffisamment évalués, de même que le risque de majorer les effets délétères locaux du venin. En cas d’envenimation par le poisson-pierre, elle est tout à fait déconseillée
car susceptible d’aggraver les phénomènes de nécrose locale imputables
au venin. Son intérêt s’agissant des autres familles de poissons citées
n’est pas établi. A noter qu’en ce qui concerne les envenimations par animaux terrestres, la tendance actuelle n’est plus de conseiller l’usage du garrot.

· Autres manœuvres mécaniques

Le débridement de la plaie n’est plus conseillé, car susceptible de favoriser la diffusion du venin. La succion, réputée sans danger pour l’opérateur, n’est pas créditée d’une grande efficacité. Il en va de même de l’utilisation de l’Aspivenin, ce dispositif ayant toutefois pour lui le mérite de l’inocuité.

· Traitement de la douleur

La stratégie thérapeutique sera adaptée aux circonstances. Les antalgiques
de niveau 1 sont dans de nombreux cas d’un usage décevant. Les morphiniques par voie générale peuvent être inefficaces à juguler les douleurs induites par les piqûres de poissons-pierres, pour lesquelles des injections in situ d’anesthésiques locaux (lidocaïne non adrénalinée), renouvelées à la demande, semblent donner d’assez bons résultats. Concernant les synancées, des anesthésies locorégionales (blocs, péridurales) sont quelquefois nécessaires.

Autres traitements médicamenteux

Sont également proposés :

Les antibiotiques, à titre curatif, voire préventif. En fait, ils sont
largement utilisés dans cette dernière indication du fait de la fréquence élevée des surinfections en l’absence de prophylaxie. La plupart des auteurs donnent la préférence aux Bêta-lactamines (association amoxicilline - acide clavulanique par exemple) et au Métronidazole.

- Les glucocorticoïdes, censés limiter l’œdème ou hâter la régression de celui-ci ; leur utilisation semble reposer sur des bases empiriques et nous paraît devoir être prudente en cas de sepsis.

- Les antihistaminiques

Dans le cas d’envenimation par poisson-pierre, des injections in situ de
dichlorhydrate de déhydroémétine ont été proposées, mais leur intérêt est actuellement largement remis en cause. Les injections traçantes autour de la lésion de permanganate de potassium sont de nos jours abandonnées en raison de la toxicité tissulaire de ce produit.

Les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) sont volontiers utilisées.

Une prophylaxie antitétanique est instaurée si nécessaire.

· Sérothérapie spécifique des piqûres par poissons-pierres

Un sérum anti-stonefish est fabriqué par le Commonwealth Serum
Laboratories (CSL) de Melbourne, en Australie. Il s’agit d’un sérum
hyperimmun de cheval réalisé à partir du venin d’une espèce présente dans ce pays, Synanceia trachinis, et qui est susceptible de neutraliser les effets du venin de toutes les espèces de poissons-pierres. Un auteur a suggéré également son utilisation vis-à-vis du venin de ptérois, mais ce point de vue n’est pas conforme aux recommandations d’utilisation du CSL. L’usage du sérum est en principe destiné, selon le fabriquant, aux envenimations imputables aux synancées entraînant des manifestations systémiques ou des réactions locales intenses non contrôlées par les moyens usuels. Cette réserve est toutefois en contradiction avec l’opinion de certains auteurs pour qui il doit idéalement être injecté dans le quart d’heure suivant la piqûre. Chaque ampoule du produit contient 2000 unités de sérumantivenimeux, 1000 unités neutralisant 10 milligrammes de venin.
Sachant que chaque épine dorsale de la synancée délivre entre 5 et 10
milligrammes de venin, la dose initiale recommandée est calculée en fonction du nombre de piqûres constatées :

1 à 2 piqûres : 1 ampoule (2000 unités)

3 à 4 piqûres : 2 ampoules (4000 unités)

5 piqûres ou plus : 3 ampoules (6000 unités)

elle peut être éventuellement renouvelée en cas d’efficacité insuffisante
sous réserve d’une identification certaine de l’animal vulnérant. Elle doit être effectuée par voie intra-musculaire. Les injections in situ sont actuellement déconseillées, car susceptibles d’aggraver les effets locaux du venin. La voix intra-veineuse est possible (Sérum dilué au 1/10°) mais exposerait davantage au risque de réactions anaphylactiques. Comme tout dérivé équin, ce sérum peut être à même d’entraîner des réactions allergiques potentiellement sévères, pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique, tout particulièrement chez les sujets atopiques ou ayant précédemment reçu des produits de ce type.
Certains auteurs australiens ont été jusqu’à préconiser une prémédication à base d’adrénaline sous-cutanée et d’antihistaminiques par voie intra-veineuse. Sans les suivre, il paraît cependant raisonnable de n’envisager l’administration du sérum anti-stonefish que dans un cadre permettant de faire face à la prise en charge d’un éventuel choc anaphylactique, bien que ce risque soit théorique. Une maladie sérique peut également survenir dans un délai de quelques jours, voire de 12 heures si le sujet a précédemment reçu des produits d’origine équine. Sa prévention pour les sujets à risque sous forme d’une corticothérapie brève a été proposée. En fait, il semble que seul ce type de réaction ait été observé jusqu’ici avec le sérum
anti-stonefish. Notons que ce produit doit impérativement être conservé
entre 2 et 8°C et ne doit jamais être congelé. Son prix est par ailleurs assez prohibitif : 200 $ australiens l’ampoule, soit environ3000 Rs ou 750 FF, taxe de manutention en sus de 300 $ pour toute commande inférieure à 25 ampoules (5000 $).

Traitement chirurgical
Il ne nous est pas apparu parfaitement codifié. Deux indications peuvent être retenues :

Le parage précoce des plaies par aiguillons de raies armées ;

L’excision des zones nécrosées en cas de piqûres par poissons-pierres, à un stade plus ou moins précoce selon les habitudes de l’équipe, suivie d’une
éventuelle chirurgie reconstructrice selon l’étendue de la perte de substance.

CONCLUSION
La sévérité de quelques tableaux cliniques ne doit pas faire oublier la relative bénignité de la plupart des accidents de ce type, dont bon nombre
échappent à tout recensement. De même que la possibilité de prise en charge adaptée ne doit pas amener à perdre de vue la nécessité du respect de consignes de prévention relativement faciles à mettre en œuvre dans le cadre de la médecine de plongée.

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MessageSujet: Re: Piqûres de vives   Sam 9 Mai - 23:37

si vous vous piquez , il se dit qu'il faut immédiatement se bruler l'endroit de la piqure avec une cigarette , le venin ne resiste pas a la chaleur.
Mais mieux vaut eviter de se piquer !
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CYRILUS



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MessageSujet: Re: Piqûres de vives   Lun 11 Mai - 21:20

merci pour ces infos dumé !!

j'aimerais pas me faire piqué sa doit faire mal !!
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MessageSujet: Re: Piqûres de vives   Aujourd'hui à 5:59

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